Stage de formation professionnelle 2020-2021


Une pratique réflexive de la gigue

Comment consolider sa pratique et développer sa réflexion autour de la gigue pour mieux l’interpréter et la transmettre.

!!STAGE COMPLET!!

24-25 octobre 2020 à Québec
20-21 février 2021 à Montréal

Objectifs du stage

Vu la situation sanitaire actuelle, DTQ a développé un programme mêlant réflexions et discussions, cours magistraux et cours pratiques, le tout selon les mesures de distanciation prescrites.

  • Acquérir des outils nécessaires à l'improvisation en gigue
  • Développer son jugement esthétique sur la gigue
  • Comprendre la place de la collecte dans le milieu de la gigue
  • Acquérir des connaissances ethno-historiques sur le sujet
  • Discuter et réfléchir sur l'état actuel de la pratique de la gigue et de son avenir
Les professeurs :
  • Antoine Turmine : Quelle place pour le corps en gigue?
  • Jonathan Rousseau : Techniques en improvisation de la gigue
  • Nancy Gloutnez : Le rapport entre la gigue québécoise et la musique traditionnelle
  • Normand Legault : La relation entre la collecte et la gigue
  • Pierre Chartrand : Ethno-histoire de la gigue
  • Yaëlle Azoulay : Pédagogie de l'enseignement de la gigue selon une approche basée sur l'improvisation
Animateurs des séminaires :
  • Cassandre Lambert-Pellerin
  • Pierre Minn

Biographies des professeurs du stage 2020-2021

  • Issu du milieu des danses traditionnelles et folkloriques, Antoine Turmine se définit comme un artiste en danse investi dans une démarche de création où le rythme, le son et le corps en mouvement sont à l’avant-plan. Titulaire d’un baccalauréat en danse contemporaine de l’UQAM et d’une maîtrise en danse, son regard sur le corps du gigueur est révélateur d’un monde qui interroge les limites de sa propre pratique. Il fait d’ailleurs de celle-ci un véritable laboratoire en cherchant des dispositifs et de nouveaux contextes qui transforment et repoussent ses manières de danser.

  • Cassandre Lambert-Pellerin est ethnologue. Elle œuvre dans le milieu des arts traditionnels depuis 2007. Coordonnatrice au Centre de valorisation du patrimoine vivant depuis 2016, elle pratique également la musique et la chanson traditionnelles et l'artisanat. Cassandre est présidente de la table patrimoine-histoire du Conseil de la Culture de Québec et Chaudières-Appalaches depuis 2018. Le développement du milieu du patrimoine vivant lui tient à cœur et, à titre de coordonnatrice du CVPV, elle souhaite en augmenter la visibilité

  • Après plusieurs années d’implication au sein du groupe Mackinaw, c’est dans un esprit de repositionnement sur sa pratique que Jonathan C. Rousseau cofonde le groupe La R’voyure en 2011. Parallèlement à son implication dans le milieu de la danse traditionnelle, il participe à plusieurs projets de gigue contemporaine comme interprète et chorégraphe depuis 2013. Avant tout amoureux de la gigue et de tout ce qu’elle peut évoquer, il s’intéresse particulièrement au développement de techniques d’improvisation.

  • Pianiste de formation à l’université McGill, Nancy Gloutnez œuvre à remanier le vocabulaire de la gigue québécoise. Son approche minimaliste aux différents paramètres de la gigue ouvre un nouveau champ de perception de celle-ci, dans sa musicalité et sa beauté poétique. Son œuvre chorégraphique, diffusée et soutenue par Tangente et Bigico depuis 2005, témoigne de sa passion du rythme et de son grand respect pour la gigue dont elle jongle à remanier le vocabulaire et ce, toujours dans une forme plus épurée.

  • Il se démarque comme chercheur, professeur, gigueur, chorégraphe et aussi comme animateur et « calleur de danse ». Il a visité plusieurs régions du Québec à l’occasion de collectes de terrain sur la gigue et la danse traditionnelle où il a un contact étroit avec la pratique vivante. Il s’implique auprès d’organisme en patrimoine dont le Conseil québécois du patrimoine vivant, EsTrad (CVPV), le Carrefour mondial de l’accordéon, Marée Musique et Danse traditionnelle Québec.

  • Passionné de la danse depuis plus de 45 ans, Pierre Chartrand est entre autres titulaire d’une maîtrise en danse (Sorbonne, 1990). En plus de son travail d’interprète, de chorégraphe et de chercheur, il est le fondateur et directeur du Centre Mnémo depuis plus de 25 ans. Au cours de sa carrière il a enseigné au Bac en danse de l’UQAM, au programme de musique trad du Cégep de Joliette, et dans quantité de stages au national et à l’international. Il est également co-fondateur, avec Anne-Marie Gardette, de la Cie Danse Cadence (2000).

  • Pierre Minn est professeur agrégé au Département d'anthropologie de l'Université de Montréal. Ses recherches portent sur l'humanitaire et les professionnels de la santé en Haïti, où il mène des recherches de terrain depuis plus de vingt ans. Il s'intéresse également au patrimoine vivant et aux dimensions socio-politiques du nationalisme.

  • Yaëlle Azoulay est une danseuse/chorégraphe spécialisée en gigue québécoise et en danse percussive. En plus de danser et de créer, elle transmet par son approche pédagogique dynamique ses techniques en gigue et en percussion corporelle un peu partout au Canada, aux Etats-Unis et en Europe. Elle perfectionne également depuis plus de 15 ans le call, l'art de faire danser les gens dans le cadre de veillées traditionnelles et de contextes variés d'animation.